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Parutions

Gaspard Bébié-Valérian, Daphne Dragona, Mathias Fuchs, Mark Neocleous


Jusqu’ici tout va bien - Rencontre des Arts numériques, électroniques et médiatiques - 2012

Auteurs : Gaspard Bébié-Valérian, Daphne Dragona, Mathias Fuchs, Mark Neocleous
Éditeur : Oudeis
Date de parution : 2012
Lieu d’édition : Le Vigan
Type : Livre - Catalogue d’exposition
Design graphique : Oudeis
ISBN : 978-2-918317-00-5
Prix : 7 €
Référent : Gaspard Bébié-Valérian
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Nombre de pages : 72
D’une société de la peur entretenue par l’idée du terrorisme, nous serions passés au mode collectif de l’anxiété. La fin d’Oussama ben Laden marque le tournant de la période post-11 septembre dans une acmé médiatique qui veut faire oublier le marasme d’une guerre qui coûte symboliquement et économiquement cher. L’état de crise est passé par là. Elle est mondialisée, elle mobilise les attentions politiques et place les populations dans l’attente de conséquences sans qu’elles puissent véritablement en préciser les causes, désigner des responsables et exiger réparation. La crise est moins assimilable à une guerre qu’à une épidémie : invisible, elle est partout et peut se manifester de bien des manières.
Subissant un quotidien précarisé par les crises successives, nous vivons dans l’attente de catastrophes nouvelles : naturelles, écologiques, sanitaires, économiques, politiques, etc. Pas de fuite possible, pas d’échappatoire et un sentiment d’impuissance conduisent à envisager le futur comme une idée inquiétante et incertaine.
Jusqu’ici, tout va bien. Les maux sont connus mais les symptômes ne sont pas encore suffisamment forts pour interrompre le cours des choses. Le calme avant la tempête...
Que faire alors en attendant ?

“En plaçant hors du temps et de l’espace le modèle dont nous nous inspirons, nous courons certainement un risque, qui est de sous-évaluer la réalité du progrès. Notre position revient à dire que les hommes ont toujours et partout la même tâche en s’assignant le même objet, et qu’au cours de leur devenir les moyens seuls ont différé. [...] Les zélateurs du progrès s’exposent à méconnaître, par le peu de cas qu’ils en font, les immenses richesses accumulées par l’humanité de part et d’autre de l’étroit sillon sur lequel ils gardent les yeux fixés ; en sous-estimant l’importance d’efforts passés, ils déprécient tous ceux qu’il nous reste à accomplir. [...] Rien n’est joué ; nous pouvons tout reprendre. Ce qui fut fait et manqué peut-être refait. L’âge d’or qu’une aveugle superstition avait placé derrière [ou devant] nous, est en nous.” (Claude Lévi-Strauss, Tristes Tropiques, Pocket, 2009, p. 470-471)




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