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Fermé les jours fériés
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Tarif réduit : 3 €
Abonnement annuel : 20 €
Accessible aux personnes à mobilité réduite
Le musée a obtenu le label « Tourisme et Handicap » pour les handicaps moteur, mental et auditif. Des visites en LSF sont organisées pour chacune des expositions.
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MRAC - Musée régional d’art contemporain Occitanie

(Dé)placements
— Daniel Otero Torres
Du samedi 25 mars au dimanche 4 juin 2017
Vernissage vendredi 24 mars 2017 à 18h30

Avec son exposition au MRAC, Daniel Otero Torres entame une recherche sur l’architecture vernaculaire en Colombie, où se développent sur les contreforts des villes des “auto-constructions” qui répondent à des impératifs économiques et sociaux complexes. En revanche, ils résultent également d’un savoir-faire et d’une ingéniosité indéniables, permettant aux individus de développer des formes de résistance en se ressaisissant de leurs conditions de vie. À Bogota, ces bidonvilles sont appelés “Invasiones”, un terme aux connotations péjoratives qui permet de mieux saisir comment ces quartiers sont considérés par les pouvoirs en place. Il n’est pas sans rappeler une terminologie utilisée aussi bien en Europe qu’aux États-Unis pour désigner tout corps étranger comme une menace rampante.

Au centre de l’espace, un échafaudage en bambou aux proportions imposantes rappelle ces constructions traditionnelles, qui de l’Inde à la Chine, permettent aux ouvriers de construire des immeubles. Troublant contraste que celui de ces hommes qui bâtissent des logements collectifs en dur en travaillant sur des structures qui semblent si fragiles à nos yeux d’occidentaux. Enchâssée dans la structure, une maquette d’architecture en brique, réalisée d’après une maison abandonnée de Bogota, symbolise ces villes en mutation permanente. La maison semble littéralement envahie par la structure en bambou, offrant un retournement de point de vue quant à sa fonction initiale.

De part et d’autre de cette installation, Daniel Otero Torres positionne trois chaises, de celles qui habituellement accueillent les gardiens de musée dans les salles d’exposition. Sur deux d’entre elles, en lieu et place du traditionnel gardien, se trouve un personnage rencontré lors d’un séjour de l’artiste dans une communauté indienne en Colombie, un personnage errant qui mène une vie éloignée de toute préoccupation matérielle. Lui faire face, c’est faire face à un individu qui a délibérément fait le choix de s’extraire des logiques de nos sociétés contemporaines, mais c’est aussi porter un regard sur cette figure du gardien de musée largement ignorée. Sur la troisième chaise, une pile de cartes postales à disposition du public semble nous inviter au voyage : l’image d’un bus nommé Christophe Colomb dévoile non sans humour comment l’industrie du tourisme de masse joue avec le cliché de l’exotisme et celui des grandes découvertes. Dans ce face-à-face troublant, Daniel Otero Torres semble nous proposer une échappée, celle de positions alternatives qui refusent la fatalité d’une vie préfabriquée.





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